Soie d’abeille : la future matière première des pansements ?
Des chercheurs du CSIRO et de l’Université d’Adélaïde ont testé des films biodégradables fabriqués à partir de soie d’abeille recombinante. Premier enseignement : le matériau est bien toléré et n’empêche pas la plaie de cicatriser.
Une soie d’abeille produite en laboratoire
La soie d’abeille recombinante est produite en laboratoire à partir des protéines que les larves utilisent pour bâtir la ruche. Les chercheurs en ont fait des films biodégradables, puis ont évalué leur comportement au contact d’une plaie en cours de cicatrisation.
Les résultats montrent que le matériau est bien toléré et qu’il ne fait pas obstacle à la cicatrisation.
Un matériau qui se dégrade dans la plaie
L’étude met également en évidence une dégradation progressive du film au sein de la plaie. Cette propriété pourrait éviter d’avoir à retirer le pansement et, par conséquent, de perturber les tissus néoformés.
Des pansements capables de réagir à la plaie ?
La séquence protéique de cette soie étant modifiable, le matériau pourrait demain détecter une infection ou libérer un traitement ciblé, au lieu de rester une simple barrière passive.
Ces travaux en sont pour l’instant au stade préclinique. La prochaine étape consiste à concevoir des pansements pensés pour les plaies chroniques, avec en ligne de mire les patients éloignés des centres de soins.
Brothier : le vivant, première source d’innovation
Cette étude confirme une tendance : les matériaux les plus prometteurs du soin des plaies viennent rarement de la chimie de synthèse. Le vivant reste la première source d’innovation, des algues marines jusqu’à la ruche.
Chez Brothier, nous partageons cette approche. Nos dispositifs à base d’alginate, issus d’algues brunes, participent déjà à créer des environnements propices à la cicatrisation.
Pour en savoir plus : Lire l’étude
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