Le saviez-vous ?

42664_Post_4_Brothier_1080x1080_SITE_111017

La douleur est un signal d’alarme informant l’organisme d’un danger. Par exemple après une chirurgie, elle oblige le patient à limiter ses efforts pour permettre à l’organisme de guérir et de récupérer. Cependant, elle affecte négativement le sommeil, l’appétit, l’humeur et peut nuire à la guérison des plaies 1.

Chez les patients souffrant de plaies, plusieurs douleurs sont à distinguer2 :
  • La douleur de fond : ressentie au repos en l’absence de toute manipulation d’une plaie.
  • La douleur incidente : pouvant survenir dans les activités quotidiennes.
  • La douleur procédurale : provoquée par une procédure de routine telle que le renouvellement de pansement.
  • La douleur opératoire : associée à toute intervention normalement exécutée sous anesthésie (débridements, pansements de brûlures importantes…).
Parmi ces douleurs, les douleurs procédurales sont les plus intenses et 1 patient sur 3 estime le retrait du pansement comme l’étape de soin la plus douloureuse1. Le contrôle de la douleur lors de ces actes requière donc une attention particulière1.

Tout d’abord, pour optimiser le contrôle de la douleur, l’évaluer est primordial : le score attribué à la douleur est un élément important du traitement des plaies2. Il permet de mesurer l’efficacité du traitement anti-douleur2.

FOCUS : évaluer la douleur à l’initiation du traitement puis avant, pendant et après chaque renouvellement de pansement2 :1- Evaluer le type de douleur
  • En questionnant : les déclencheurs de la douleur ? les sensations causées par la douleur ?
  • En écoutant et observant le comportement du patient.
  • En examinant la plaie pour rechercher des facteurs favorisants (inflammation et infection).
2- Mesurer l’intensité de la douleur :
  • Échelles visuelles : des dessins allant d’un visage souriant (pas de douleur) à en pleurs (pire douleur).
  • Échelles numériques : échelle numérotée de 0 (pas de douleur ) à 10 (pire douleur).


Ensuite, pour atténuer efficacement la douleur provoquée par le changement de pansement, traiter la douleur de fond et incidente en envisageant des options analgésiques ou co-analgésiques2.

Le choix de l’analgésique dépend de l’intensité et de la durée de la douleur induite par le soins3.

Pour une efficacité optimale du traitement anti-douleur, programmer les soins selon l’analgésie et ou l’anxiolyse –> le soin doit être réalisé au maximum d’efficacité du médicament3. La thérapeutique antalgique peut être complétée pendant le soin si cela est nécessaire3.

Chaque médicament a sa demi-vie propre 3. N’hésitez pas à consulter le résumé des caractéristiques des produits pour en connaître les délais d’efficacité.


Enfin, lors de la procédure de renouvellement de pansement, la préparation et la planification de l’acte sont essentielles à une prise en charge optimale de la douleur 2. Le choix du pansement doit être adapté à l’état de la plaie et des tissus environnants. Il doit2 :
  • Maintenir une cicatrisation en milieu humide.
  • Être atraumatique pour la plaie et la peau périlésionnelle.
  • Posséder une capacité de drainage et de rétention de l’exsudat.
  • Être non allergisant.
 
  • Choiniere M. Douleurs et plaies. Journal des Plaies et Cicatrisation.1998;14:6-10.
  • Principles of best practice:Minimising pain at wound dressing-related procedures. A consensus document:MEP Ltd. 2004.
  • Demaziere et al. Prise en charge de la douleur induite par les soins. 2009.
 

actualités

scientifiques

CALENDRIER

recrutement

de talents

EN SAVOIR PLUS