Le saviez-vous ?

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En France, la prévalence des escarres chez les patients hospitalisés est en diminution constante depuis 10 ans1. Ainsi, en 2004, elle était de 8,9 % soit près de 1 % supérieure au chiffre actuel (8,1 %)1.

De même, les escarres sont de moins en moins graves : si en 2004, les escarres graves (ulcérations fibrineuses, nécroses noires) concernaient 1 cas sur 2, aujourd’hui, elles ne représentent plus qu’1 cas sur 31.

Cette évolution positive en France est en corrélation avec les résultats des études internationales: l’épidémiologie des escarres en France est comparable à celle retrouvée dans les autres pays industrialisés1.

La diminution du nombre d’escarres et de leur gravité s’explique par l’amélioration des traitements préventifs des escarres dont les méthodes ont évolué en 10 ans. 1 En effet, la prévention est primordiale pour réduire l’incidence des escarres2.

Cette prévention doit être initiée chez tout patient dont l’état cutané est intact mais estimé à risque (stade 0 de la classification de Garches)2. L’identification des patients à risque est un aspect essentiel de la prévention des escarres, commence dès leur admission et aura lieu à chaque changement d’état 2.

Par la suite, des mesures de prévention seront mises en place1:
  • Identifier les facteurs de risque et y remédier (pression, support, nutrition, …)
  • Observer de l’état cutané
  • Maintenir l’hygiène de la peau
L’implication du patient et de ses proches, notamment dans des actions éducatives, fait également partie des mesures de prévention des escarres2.

Enfin, l’enregistrement et la documentation de toutes les interventions du personnel soignant sont des critères à part entière de la réussite de la prévention permettant une continuité des soins2.

Le traitement de l’escarre est à la fois local et général et les mesures adaptées sont spécifiques selon le stade de l’escarre (rougeur et phlyctène, escarre constituée, escarre infectée). Elles font l’objet de protocoles préalablement définis et rédigés en groupe pluridisciplinaire2. Le contrôle de la douleur fait également partie intégrante de la prise en charge des escarres. La douleur doit être évaluée régulièrement et anticipée avant les soins2.

En cas de plaies cavitaires, exsudatives ou hémorragiques : les pansements à base d’alginates sont recommandés2.
 
  • Barrois B et al. Épidémiologie des escarres en France. Revue francophone de cicatrisation. 2017;3:10-4.
  • Société Française et Francophone des Plaies et Cicatrisation, APHP, ANAES. Prévention et traitement des escarres de l’adulte et du sujet âgé. Conférence de consensus. 2011.

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